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ATELIER 2 - IMPACTS ET ADAPTATIONS FACE AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES Stratégies communautaires face aux changements climatiques |
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| Changements climatiques : survol de la science, enjeux, impacts, adaptation |
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Alain Bourque Alain Bourque a obtenu un baccalauréat en météorologie de l'Université McGill en 1989 et une maîtrise en sciences de
l'atmosphère de l'UQAM en 1996. Il devient climatologue à Environnement Canada en 1989 puis climatologue pour le
Québec. C'est à ce moment qu'il s'implique dans l'analyse climatique du déluge du Saguenay de 1996 et la tempête de
verglas de 1998 en plus de participer à plusieurs projets liés aux impacts des extrêmes et des changements climatiques.
Avec Ouranos depuis ses débuts en 2001, il développe et coordonne les activités « Impacts et adaptation ». Ouranos est
un consortium sur la climatologie régionale et l'adaptation aux changements climatiques. Présentement, il est directeur
en Impacts et adaptation aux changements climatiques et membre de plusieurs comités d'experts dans le domaine. |
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[Résumé]
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Selon M. Bourque, de nombreux changements ont été observés et justifient d'une part une réduction des gaz à effet de serre (GES) et d'autre part une adaptation aux changements climatiques. Il s'agit d'une problématique planétaire qui suppose le développement d'applications et d'outils d'aide favorisant l'adaptation. Les trois principaux GES en question sont le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), et le protoxyde d'azote (N2O). Avant, ces gaz étaient relativement stables, mais depuis la déforestation et l'ère industrielle, il y a eu une progression. Au cours des 10 000 dernières années, l'évolution aura été très soutenue et l'année 2007 correspond à l'une des cinq plus chaudes années sur les trente dernières.
Ces tendances claires ont aussi été relevées dans les travaux menés sur le sujet par l'équipe de M. Al Gore, prix Nobel de la Paix. De plus, d'après le dernier rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), la température à la surface du globe a augmenté de 0,74°C depuis 100 ans. En fait, depuis les 1910, on remarque un réchauffement marqué avec des changements différents selon les régions (surtout pour la zone arctique). Le réchauffement est de 0,6 °C à l'échelle globale et de 1,1 °C à l'échelle canadienne. Depuis environ 1993, le nord du Québec, qui semblait autrefois se refroidir, connait une forte tendance au réchauffement. Dans le sud, les températures ont été supérieures aux moyennes de 1961-1990. On prévoit pour l'Amérique du Nord en 2050 une augmentation de 2 à 4°C (IPCC 2007 - Intergovernmental Panel on Climate Change). Les scientifiques considèrent la valeur de 0,5°C comme déjà forte. D'après les simulateurs climatiques, l'évaporation sortirait gagnante et laisserait présager la baisse des niveaux des lacs du sud du Québec. La fréquence et l'intensité croissante des orages violents, l'avènement de précipitations, inondations estivales, glace et embâcle, avalanches, érosion et glissement, feux de forêt, verglas, sécheresse et canicules, sont à redouter (exemples : les ouragans Rita et Catherina). Il en sera de même en ce qui concerne la variabilité du pergélisol (terre gelée). Au Québec, les tendances pour l'hiver seront à un bas niveau d'eau, niveau qui s'élèvera suite aux précipitions qui augmenteront, avec plus de redoux, de crues, de cycles de gels/dégels et d'inondations printanières. Pour l'été, la température sera plus chaude avec moins de crues pour l'extrême sud et des étiages plus sévères. En été, les pluies automnales qui augmenteront et les bassins versants connaîtront une transformation notable.
Face à l'ampleur de ces impacts, est-ce que la déprime va s'installer ou bien va-t-on essayer de s'attaquer au problème de fond, à savoir se préparer et s'adapter. Si on considère l'adaptation, elle doit être planifiée en fonction des types de risques à accepter ou non. Il faudra revoir la réglementation, les critères de construction, faire évoluer la sensibilisation, la technique et l'expertise. Cependant, de nombreux obstacles se posent comme nous le fait remarqué M. Bourque par sa citation : « Les chercheurs qui cherchent, on en trouve mais les chercheurs qui trouvent, on en cherche… » Il faut se préparer en agissant sur la capacité d'adaptation. En effet, on peut jouer sur les composantes d'adaptation suivantes : l'information, l'activation du capital social, la richesse économique, les technologies, les institutions, les connaissances, les aptitudes, les infrastructures, etc. Il faut aussi impérativement baisser les GES pour limiter l'ampleur de l'adaptation, car il faudra s'adapter à deux fois plus de CO2. Cette tendance est irréversible, car les GES ont une très grande durée de vie, 50 à 100 ans pour le CO2. |
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