Mercredi 27 février 2008
19 h 00 TABLE RONDE D'OUVERTURE
La réplique, une affaire de structures, de stratégies ou de citoyens ?
Jacques Dufresne, philosophe
Fatima Houda-Pépin, députée et première vice-présidente de l’Assemblée nationale
Jacques Proulx, président de Solidarité rurale du Québec
Geneviève Colombani-Lachapelle, militante
Pour quelles raisons débattre de la participation du citoyen, dans un colloque d’abord consacré à la réplique du monde rural et au défi de la mondialisation ? La réponse réside sans doute dans l’approche que promeut Solidarité rurale du Québec, qui considère la participation du citoyen, comme étant à la base d’un développement que les communautés prennent en charge et s’approprient.
Mais au-delà de la position de principe, les défis engendrés par la mondialisation, la démographie et l’environnement, reposent sur la question de la participation du citoyen avec acuité et actualité. Il faut certes des stratégies, des acteurs et des moyens pour reconvertir l’économie et attirer de nouvelles populations. Il en va de même pour exploiter de nouveaux potentiels et repenser la desserte des services. Cependant, cela exige aussi des idées, des initiatives et une action que seule la participation du citoyen peut porter. Celle-ci est aussi garante d’un développement plus harmonieux et davantage respectueux des hommes, des femmes et du capital environnemental. Bref, la participation citoyenne revigore la démocratie et libère l’initiative. Comment s’en passer !
Le panel, réuni autour de cette table ronde, ne se limitera pas à disserter sur les bienfaits d’une telle participation dans la perspective d’une réplique des communautés à la mondialisation. Il s’efforcera surtout, de discuter et de débattre du comment. Comment mobiliser le citoyen dans le contexte actuel où les technologies de l’information ouvrent de nouveaux espaces de participation ; où les communautés rurales exercent un attrait pour de nouvelles populations ; où le désir de démocratie participative se fait criant ?
Comment se fait-il, que les citoyens soient sceptiques envers la chose publique, alors qu’ils se sentent interpellés par l’avenir de leur environnement ? Comment expliquer leur manque de participation lors de débats publiques, alors que certaines formes de médias accueillent de plus en plus de participants à la leur espaces de discussions ? Comment expliquer que les intervenants se plaignent du manque de participation des citoyens aux nombreux forums et tables de concertation qui foisonnent dans tous les domaines, et qu’en même temps, les citoyens disent ne pas trouver de lieux pour débattre des enjeux qui les touchent ? Les lieux de débats sont-ils trop éparpillés, spécialisés ou émiettés pour rejoindre ces préoccupations ? Y a-t-il un fossé, une «inadéquation» entre l’offre de participation et la demande des citoyens ? De quelle manière la démocratie locale (municipalité, MRC) peut-elle offrir un véritable espace démocratique pour débattre des enjeux qui intéressent les citoyens ?
Ce sont là des exemples des discussions auxquelles les participants tenteront de vous intéresser.
VENDREDI 29 FÉVRIER
8 h 45 FORUM I
Réformer la gouvernance des territoires, par le haut ou par le bas ?
Gouvernance territoriale : la voie du Nord
Thierry Rodon, professeur adjoint à l’École d’administration publique de l’Université de Carleton
ainsi qu’au département de Science politique de l’Université Laval
Roger Nicolet, préfet MRC de Memphrémagog
Jules Arsenault, ex-recteur de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Louis Bernard, ancien haut fonctionnaire
La première expérience de gouvernement régional au Nunavik offre l’occasion d’aborder la question de la décentralisation différemment. Il s’agit moins d’un débat sur l’expérience du Nunavik en soit, que d’un forum sur la gouvernance territoriale. Car, cette expérience invite à regarder la décentralisation non strictement comme une logique de délégation du haut vers le bas, du centre vers les collectivités, mais bien aussi comme un travail de réorganisation de la gouvernance locale. Elle propose notamment de rassembler différents domaines (développement, aménagement du territoire, éducation, santé, etc.) gérés jusque là en silo, sous une même gouvernance à l’échelle du territoire.
10 h 15 FORUM II
Le village face à la convergence des médias
Florian Sauvageau, professeur à l’Université Laval et directeur du Centre d’études sur les médias
Gilles Gagné, journaliste pigiste en Gaspésie
Alain Saulnier, directeur général des services français de l’information à Radio-Canada
Nathalie Verge, secrétaire générale du Conseil de presse du Québec
Le paysage médiatique a énormément changé au fil des ans. Le phénomène de la grande concentration, typique de notre époque, n’a pas épargné ce secteur, où les transactions se sont multipliées jusqu’à ne laisser que quelques grands joueurs. Ce grand chambardement a permis l’apparition d’un nouveau phénomène, la convergence, où un même propriétaire exploite plusieurs plates-formes médiatiques, qu’il s’agisse de radios, d’imprimés, de sites Internet ou de télévisions. Ces phénomènes, conjugués à une forte compétitivité, ont mené plusieurs entreprises à effectuer d’importantes compressions. En 2008, qu’en est-il de l’information portant sur le monde rural ? Les grands médias nationaux traitent-ils toujours autant des questions touchant de près le monde rural ? Quel traitement réservent-ils aux nouvelles émanant des campagnes ? La montréalisation de l’information n’est-elle qu’un mythe ? Le monde rural a-t-il encore une voix suffisamment forte pour se faire entendre en 2008 ?
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