Amériques-Caraïbes |
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 Québec |
Dans les annales de l’histoire contemporaine du Québec, l’année 2005 restera marquée par la signature de la Convention sur la protection de la diversité des expressions culturelles sous l’égide de l’UNESCO à Paris. Pour le Québec, cette convention est l’aboutissement du travail acharné de ses ministres de la culture, de ses diplomates et de ses artistes. Jamais, dans l’histoire de ses jeunes relations internationales, le Québec n’a-t-il été associé d’aussi près à la genèse d’une convention internationale de grande portée, jamais, non plus, son action n’a-t-elle pesé autant dans le succès d’une telle entreprise, grâce, il faut le dire, à l’appui concerté de la France et des organes de la Francophonie. En ce sens, la Convention sur la diversité culturelle, qui a recueilli en décembre 2006 le nombre suffisant de ratifications pour entrer en vigueur en mars 2007, est une victoire pour la Francophonie en général, et pour le Québec en particulier. (Marc Chevrier, voir Section Enjeux du dossier)
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 États-Unis |
«On compte 18 000 000 Américains dont les origines remontent aux Français, aux Canadiens français, aux Acadiens, aux Créoles ou à d’autres groupes " français ". Il s’agit de 7,4 % de la population totale de ce pays. De ce nombre, 2 000 000 parlent français à la maison. Ces deux nombres prennent toute leur importance lorsqu’on les compare à la population d’origine ethnique française et au nombre de francophones au Canada. Trois fois plus de personnes d’origine ethnique française habitent aux État-Unis qu’il n’en habite au Canada. Les francophones qui parlent français à la maison sont deux fois plus nombreux aux États-Unis qu’ils ne le sont au Canada hors Québec. » (Michel Brûlé)
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| Canada | Centre culturel canadien à Paris | «Le Centre culturel canadien à Paris ne fait pas partie des institutions de la francophonie, mais il n'en demeure pas moins que par son mandat et sa situation géographique, il joue un rôle actif dans la promotion de la culture francophone canadienne. Par ailleurs, une partie de ses fonds proviennent du programme ministériel d'échanges culturels avec les pays de langue française.»
| | Postolec, Geneviève, «Le Centre culturel canadien à Paris (1970-1995)», L'Archiviste, no 118 | | | Dilemme de la langue chez Patrice Desbien | Pourtant, parallèlement à cette défense de la « langue des petits », [Patrice Desbien] montre une dénonciation tout aussi forte de sa détérioration par la pénétration de l'anglais. Et l'extrait suivant pose la question de savoir si l'alternative consiste à singer le modèle de l'Hexagone : « Depuis que je suis/à Sudbury/mon français a vraiment/improuvé. Je veux écrire maintenant./Je veux écrire comme/Paul Éluard ». Nous retrouvons le même dilemme que pose la question identitaire : comment assainir l'état de la langue tout en conservant sa spécificité régionale ?
Nous voilà très proches de la problématique du joual dans les années 60 au Québec. Le commentaire suivant de Jacques Renaud, qui avait opté pour le parler des classes ouvrières de Montréal dans son roman Le Cassé (1964) révèle la double valeur qu'il lui accordait : « Le joual est le langage à la fois de la révolte et de la soumission, de la colère et de l'impuissance. C'est un non-langage et une dénonciation ».
| | Lasserre, Elizabeth, « Écriture mineure et expérience minoritaire : la rhétorique du quotidien chez Patrice Desbiens », revue « Études françaises », vol. 33, no 2 : « L'ordinaire de la poésie », automne 1997, p.73 |
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