Éducation |
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 Google-Wikipedia |
Il faut consacrer un dossier au tandem Google-Wikipedia à l'intérieur de la section Culture et éducation de cette encyclopédie. Dans La presse au défi du numérique, un excellent rapport remis au ministre français de la Culture en février 2007, Marc Tessier, signale « le développement d'une culture de l'instantanéité, de l'échange libre d'opinions, sans hiérarchies préconcues, ni références préétablies, et de l'accès gratuit à l'information. »
En éducation, le choc est violent. Dans la plupart des pays francophones, l'État établit les programmes scolaires et approuve les manuels. En France, l'industrie du livre suit les directives du ministère de l'Éducation nationale et en tire un grand profit: les livres sur les auteurs et les sujets au programme du baccalauréat se vendent bien. Par ce biais, la République s'assure que les jeunes français acquièrent le fond culturel commun qui fera d'eux de bons citoyens. Que l'autorité en éducation y soit exercée par l'État ou par la société civile, la force des nations est étroitement liée à l'éducation nationale. Et la diversité culturelle, dont on fait si grand cas en ce moment, dépend directement de cette force.
La révolution numérique bouleverse radicalement cet ordre. Quand on lui donne une recherche à faire, l’élève, qu’il soit français, québécois, marocain ou sénégalais, inscrit sa requête dans Google et obtient le plus souvent, parmi les premiers résultats, un document faisant partie de l’Encyclopédie Wikipedia. |
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 Centre de lecture et d'animation culturelle (CLAC) |
Il s'agissait au départ d'encourager la lecture publique en milieu rural, milieu où le manque de ressources culturelles est criant, dans les pays francophones d'Afrique.Lucie Alexandre, soutenue par l'Agence Interculturelle de la Francophonie, eut l'idée de compléter les centres de lecture par des espaces culturels. Elle obtint l'aide de Philippe Sauvageau, l’administrateur imaginatif qui a, depuis, ouvert la bibliothèque du Parlement de Québec au grand public. Le modèle qu'il avait conçu pour le réseau des Bibliothèques centrales de prêt du Québec semblait pouvoir inspirer un projet analogue dans d'autres pays.
Lucie Alexandre connaissait l'Afrique, Philippe Sauvageau n'y avait jamais mis les pieds. Ensemble, ils ont élaboré des stratégies, choisi des emplacements, formé des collaborateurs, tiré profit des nombreuses expériences, tout cela avec une passion qui suscita de nombreux témoignages2. De leur collaboration sont nés les CLACS, Centres de lecture et d'animation culturelle, qui se sont implantés en deux décennies dans de nombreux pays dont la liste apparaît plus bas.
Un lieu convivial et des outils
C'est ainsi que, à partir d'un projet d'alphabétisation, les CLACs sont devenus non seulement des bibliothèques mais de véritables petits centres culturels et sociaux favorables au déploiement des initiatives bénévoles. En animant la région, ils contribuent même à freiner l'exode rural |
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| Articles |
| Enseignement du français | Quelques données sur l'enseignement du français dans le monde | Philippe Douste-Blazy
| On compte ainsi plus de 18 millions d'apprenants en Afrique du Nord et au Moyen Orient, plus de 33 millions en Afrique subsaharienne et dans l'Océan indien, près de 9 millions dans les Amériques et les Caraïbes, plus de 2 millions en Asie et en Océanie, plus de 27 millions en Europe. Pour l'année 2005, cela représente au total près de 90 millions d'apprenants dans le monde, soit une progression de 10 millions en l'espace de 7 ans. Près du tiers d'entre eux réside en Afrique subsaharienne et dans l'Océan indien. Tels sont les premiers enseignements que nous pouvons tirer. Le nombre d'élèves et d'étudiants intéressés par le français progresse sur le continent africain et au MoyenOrient, mais se stabilise dans les autres régions du monde, à l'exception notable de la Chine et de l'Inde, où l'on constate une augmentation spectaculaire de l'apprentissage de la langue française. Tout cela doit nous encourager à aller de l'avant et à renforcer notamment les programmes de coopération en matière de plurilinguisme dans tous les pays où l'on constate que l'image du français reste attrayante. Philippe Douste-Blazy, Ministre français des Affaires étrangères. Intervention lors de la séance d'ouverture du colloque «La mondialisation, une chance pour la » (...)
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| Aperçus |
| École | L'éducation selon Senghor | «(...) Senghor se sent attiré en priorité par ceux qui entendent mettre l'éducation à la base de la libération humaine: Mao Tsé-toung. à qui il est allé rendre visite en 1974, ou l'écrivain Simone Weil, dont il a retenu les paroles: "La gymnastique scolaire exerce une attention inférieure discursive, celle qui raisonne; mais menée avec une méthode convenable, elle peut préparer l'âme à l'apparition d'une autre attention, celle qui est plus haute, l'attention intuitive. "»
| | Biondi, Jean-Pierre, Senghor ou la Tentation de l'universel, Paris, Denoël 1993, p.120 | | | Détournement des traditions aux fins d'exploitation des enfants | « Les pratiques africaines informelles et traditionnelles des familles pauvres qui confient leurs enfants à des amis, à des parents ou à des écoles hors du système éducatif officiel, telles que les écoles coraniques ou daaras, en invoquant le manque de moyens qui les empêche de leur faire fréquenter les établissements officiels, ont longtemps été considérées comme une forme de soutien communautaire. L'enseignement dispensé dans les écoles coraniques, à l'intention des riches comme des pauvres, a dans ces pays la réputation d'être un enseignement qui fait apprécier les privations matérielles et aide les parents à devenir des adultes responsables, et jouit à ce titre d'une bonne image auprès des populations. Cependant, ces pratiques, qui ne font l'objet d'aucun contrôle, placent les enfants à la merci des trafiquants d'êtres humains et les exposent ainsi à des mauvais traitements de différentes natures. »
| | OIM, Organisation internationale pour les migrations, article intitulé: «L'OIM met en garde contre le détournement en des traditions aux fins d'exploitation des enfants en Afrique de l'Ouest.» |
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