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Le français, langue des Caraïbes?
Dévasté par un terrible tremblement de terre en janvier 2010, ce pays peuplé des Caraïbes se relève peu à peu. Haïti a participé à la fondation des institutions de la francophonie dès la création de l'ACCT en 1969. Aujourd'hui, travaillant à sa reconstruction, Haïti entend jouer un rôle plus décisif dans la région des Caraïbes. Ainsi, son nouveau président, Michel Martelly, a demandé aux dirigeants des pays et territoires membres de la CARICOM réunis à Sainte-Lucie le 4 juillet 2012 d'adopter le français comme l'une des langues officielles de l'organisation. Créée en 1973, la CARICOM est une organisation régionale qui regroupe une quinzaine de pays et territoires des Caraïbes. L'anglais en est l'unique langue officielle, bien qu'avec ses 9 millions d'habitants, Haïti représente environ 56% de la population totale de la CARICOM. Les départements français de la Guadeloupe et de la Martinique ne sont pas membres de la CARICOM.

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Aperçus
Le français au Québec en 2007
« Il est indéniable que, sans l'impact décisif de la Charte de la langue française, l'oeuvre de mutation profonde de la société québécoise amorcée par la Révolution tranquille aurait été inachevée. Les jeunes générations ont peine à imaginer aujourd'hui ce à quoi pouvait ressembler le Québec d'avant la loi 101. L'omniprésence de l'anglais dans la vie quotidienne semblait aller de soi pour la majorité de la population. Qui plus est, la maîtrise de l'anglais devenait la clé du succès économique et, par voie de conséquence, l'outil principal de mobilité socioprofessionnelle. La connaissance du français n'apparaissait alors aucunement nécessaire. Le monde des affaires évoluait dans un unilinguisme quasi général. La langue dans les milieux du travail était le plus souvent l'anglais, le vocabulaire technique était bâti sur des anglicismes, les négociations collectives étaient rédigées en anglais, la langue de service à la clientèle dans les commerces et la restauration – à Montréal, tout au moins – était l'anglais, les jeunes issus de l'immigration étaient massivement scolarisés en anglais et ne venaient pas contribuer à compenser les effets du déclin démographique des francophones (par la langue maternelle). Or, la langue n'est pas un simple outil de communication, elle est aussi un vecteur d'identité, un cadre complet de vie. À ce titre, son statut reflète celui de la collectivité qui la véhicule. Une revalorisation du groupe francophone et de sa culture est donc indissociable de la revalorisation du statut de la langue française.»
Brédimas-Assimopoulos, Nadia, Le français au Québec: réalités et enjeux, Cahier spécial de l'Institut du Nouveau Monde, Le Devoir.
Ahmed Abodehmane
Le premier Saoudien à écrire en français ; son écriture s’inscrit dans la perpétuation de la tradition des joutes poétiques qui ont fait la renommée de cette contrée désertique. À travers lui revit le mythe “du marché de Oquaz” où les poètes venaient se surpasser et acquérir le prestige et la célébrité.
Biographie: Site  dzlit.free
Abodehmane Ahmed La langue française vue d'ailleurs. Émission de Patrice Martin et Christophe Drevet, Radio Méditerranée

Sites Internet
 Érudit.org
Numéro de la revue Études françaises (vol. 28, no 2-3, 1992) consacré à la littérature (surtout francophone) d'Amérique: « Entretien avec Édouard Glissant », négritude et créolité, roman haïtien, dossier « Littérature et langue parlée au Québec ».
 Cerium (Centre international d'études et de recherches de l'Université de Montréal)
Lors de sa visite au Québec, en septembre 2007, Ségolène Royal, présidente du parti socialiste français, prononça, le 19 septembre, une conférence devant 750 étudiants de l'Université de Montréal. Elle y aborda divers sujets de l'heure: la diversité culturelle, le Sommet de 2008 à Québec, et une université francophone ayant des antennes dans les grandes capitales de la Francophonie. «Contrairement à ce que pensent certaines élites, a-t-elle, précisé, la Francophonie n'est pas dépassée. «Il nous faut créer, et je souhaite, je le redis ici solennellement, que le sommet francophone d’octobre 2008 à Québec débouche sur des actions concrètes. Par exemple : une université francophone avec des antennes dans les grandes capitales de la francophonie, du nord au sud et d’est en ouest ; un Érasme francophone qui faciliterait entre nos pays la circulation des étudiants ; que les grandes entreprises francophones mondialisées soient sensibilisées non seulement aux enjeux, mais aux atouts compétitifs d’une francophonie assumée ; et enfin la définition d’un contrat politique commun, du nord au sud et d’est en ouest, pour protéger l’environnement et les cultures, c’est-à-dire l’avenir tout simplement du vivant.»
L'Encyclopédie de la Francophonie - 2013
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