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Distributisme
Le distributisme reprend les principes énoncés sous diverses appellations comme « créditisme » (au Canada) ou « économie distributive » (en France à partir de 1932).Nous avons adopté distributisme pour l'opposer au redistributisme. Son programme tient en trois points : 1. Chiffrer la masse des produits et services disponibles avec de moins en moins de travail humain. 2. Diviser ce chiffre par le nombre d'usagers et donner à tous un revenu proportionnel aux richesses. Chacun pourra les acheter au lieu de les regarder derrière les vitrines, interdites, soldées et finalement détruites 3. Renouveler les biens et services en fonction de l'évolution des usages et du respect de l'environnement. La créativité et le travail ne sont plus astreints aux aléas du marché ni à la loi des banques. Les biens et services sont librement renouvelés en fonction des intérêts communs. Le crédit dont les entreprises et les particuliers disposent est gagé sur des biens et services réels et non plus sur la valeur que ces biens et services ont sur le marché. La valeur d'usage, en d'autres termes, prend le pas sur la valeur marchande.
Révolution française et patois
«Les régions qui ont opposé le plus de résistance à la Révolution sont celles où la population ignore le français : Alsace, Pays basque, Corse, Comté de Nice, Bretagne, Flandre. Barère fait instituer pour ces pays allophones des instituteurs de langue française que désigneront les clubs et qui n'enseigneront pas seulement la langue de la liberté, mais qui seront en même temps des prédicateurs de civisme. Là aussi, faute de personnel, le décret ne reçut qu'une application restreinte. Grégoire veut qu'on déracine les patois à l'égal des langues étrangères, car "l'unité d'idiome est une partie intégrante de la Révolution". Il rédige, au nom de la Convention, le 16 prairial, une belle adresse aux Français : "Vous détestez le fédéralisme politique, abjurez celui du langage." »
Albert Mathiez (1874-1932), La Révolution française. Première édition : Paris, Librairie Armand Colin, 1922.
Dilemme de la langue chez Patrice Desbien
Pourtant, parallèlement à cette défense de la « langue des petits », [Patrice Desbien] montre une dénonciation tout aussi forte de sa détérioration par la pénétration de l'anglais. Et l'extrait suivant pose la question de savoir si l'alternative consiste à singer le modèle de l'Hexagone : « Depuis que je suis/à Sudbury/mon français a vraiment/improuvé. Je veux écrire maintenant./Je veux écrire comme/Paul Éluard ». Nous retrouvons le même dilemme que pose la question identitaire : comment assainir l'état de la langue tout en conservant sa spécificité régionale ?
Nous voilà très proches de la problématique du joual dans les années 60 au Québec. Le commentaire suivant de Jacques Renaud, qui avait opté pour le parler des classes ouvrières de Montréal dans son roman Le Cassé (1964) révèle la double valeur qu'il lui accordait : « Le joual est le langage à la fois de la révolte et de la soumission, de la colère et de l'impuissance. C'est un non-langage et une dénonciation ».
Lasserre, Elizabeth, « Écriture mineure et expérience minoritaire : la rhétorique du quotidien chez Patrice Desbiens », revue « Études françaises », vol. 33, no 2 : « L'ordinaire de la poésie », automne 1997, p.73

Sites Internet
 Ressources en littératures de langue française
Très utile compilation de ressources internet et autres, produite par la Bibliothèque des lettres et sciences humaines de l'Université de Montréal. «Le site comprend trois parties complémentaires : 1) Une sélection d'ouvrages de référence et de ressources électroniques en littératures de langue française disponibles à la Bibliothèque des lettres et sciences humaines; 2) Une liste condensée de ressources documentaires de base en littératures de langue française intitulée «Guide éclair» (format pour impression); 3) Une collection de signets pour explorer la littérature francophone sur Internet (mise sur pied par André Audy et Louise LeBlanc).»
 Institut d'études lévinassiennes
Lieu de réflexion et de recherche consacré au célèbre philosophe Emmanuel Lévinas. Il fut fondé à Jérusalem en octobre 2000 par Benny Lévy par deux figures bien connue de la vie intellectuelle française, Bernard-Henri Lévy et Alain Finkielkraut. Selon Elias Levy, «ce centre d'étude francophone, dédié à l'étude de l'oeuvre de l'un des penseurs et humanistes juifs les plus importants du XXe siècle, est indéniablement le fleuron culturel de la francophonie israélienne.» («L'exclusion d'Israël de la Francophonie est une incongruité», Le Devoir, 16 octobre 2002) Il a dorénavant une antenne à Paris.
L'Encyclopédie de la Francophonie - 2013
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