|
|
 |
|
 |
| Aperçus |
Le français populaire africain | «En Afrique urbaine francophone, à côté du français dit standard, se développe un autre type de français qui,
au départ perceptible au sein des classes sociales marginales, s'étend à présent aux élites. Cette langue dite
FPA (Français populaire africain) est pratiquée dans les capitales africaines comme Abidjan, Dakar, Cotonou,
Lomé ou Ouagadougou. La particularité de cette langue qui a ses propres règles grammaticales et son
lexique riche et varié est de révéler l'esprit et le sens de créativité de ses locuteurs. Cette langue FPA
participe de ce fait au développement d'une diversité linguistique et culturelle propre à sa communauté de
locuteurs qui s'étend d'un bout à l'autre de l'Afrique sub-saharienne francophone. Le français populaire
africain est en train de s'imposer de plus en plus comme une deuxième langue que ne dédaignent pas
utiliser les élites car à sa marginalisation des débuts, se substitue à présent un phénomène d'adoption qui
lui ôte son caractère de langue de ghetto et lui confère un certain statut social que n'ont pas les langues
africaines. De plus en plus, ce sont ceux qui ne parlent pas cette langue qui se sentent exclus, à la marge.
Le fait de pouvoir communiquer en FPA tend à devenir un symbole d'appartenance social très fort.»
| | Bassolé-Ouedraogo, Angèle, «Le français et le français populaire africain : partenariat, cohabitation ou défiance ? FPA, appartenance sociale, diversité linguistique». Communication présentée dans le cadre du colloque « Développement durable : leçons et perspectives», Ouagadougou, 1er-4 juin 2004 (format PDF) | Joual et créolisation du français | « Vous avez dit que le français se déforme peu. Or, quand on regarde des films français d'avant-guerre, on a parfois des difficultés à comprendre ce que disent des acteurs qui n'on que soixante ans de plus que nous. Je crains qu'il n'y ait une certaine fragilité du français par rapport à l'espagnol, par exemple, langue qui est fort correctement parlée du Mexique à la Terre de Feu ; par rapport au russe également, que l'on parle sans dialectes de Smolensk à Vladivostok. Nous voyons au contraire le français abandonné à lui-même à l'île Maurice, à Haïti, au Canada etc. où il devient le siège de créolisations qui le rendent incompréhensible. Le joual en est un parfait exemple. »
| | Besançon, Alain, « Observations prononcées à la suite de la communication de M. Gabriel de Broglie (séance du lundi 28 octobre 2002 de l'Académie des sciences morales et politiques) |
|
 |
| Sites Internet |
Association francophone des commissions nationales de promotion et de protection des droits de l'homme | Il s'agit d'une «association internationale à but non lucratif qui poursuit ses objectifs par la coopération entre ses membres.
L'Association répond à la recommandation de créer "un Réseau des Commissions nationales des droits de l'homme" inscrite dans la Déclaration et le projet de Programme d'action de Bamako, tels qu'adoptés, le 3 novembre 2000, à l'issue des travaux du Symposium international sur le bilan des pratiques de la démocratie, des droits et des libertés dans l'espace francophone. La Déclaration de Bamako est annexée aux présents statuts.» (extrait des statuts). Elle fut créée en mai 2002, et son siège social est à Paris.
| Action Francophone Internationale (AFI) | «L'association Action Francophone Internationale a pour but de défendre une libre adhésion à la francophonie réelle, celle qui se compose d'individus différents mais solidaires, et de multiplier les possibilités d'agir par-delà les barrières raciales, sociales, nationales et culturelles et religieuses, en utilisant la langue française comme moyen de lutte contre la passivité, l'oubli et le mépris à l'égard de l'idéal francophone.» Cette association adopte une position critique vis-à-vis de la Francophonie institutionnelle : «Si nous ne pouvons nier l'existence de la Francophonie institutionnelle et gouvernementale, nous souhaitons dans le cadre de l'AFI nous en dissocier. (...) La Francophonie à l'échelle des Gouvernements et des Institutions est devenue en effet une sorte de coquille vide qui trahit le sens que nous voulons donner à la francophonie, celle des individus, qui par leur seule volonté de s'identifier comme francophones peuvent agir à une échelle internationale qu'ils soient francophones de fait ou qu'ils veuillent le devenir par l'apprentissage du français, qu'ils soient originaires d'Afrique, de Chine ou d'ailleurs dans le but de contribuer à un monde meilleur. Ne laissons plus les Gouvernements et les Institutions mépriser davantage l'idéal rassembleur de la francophonie!» (Qu'est-ce que l'association Action Francophone Internationale (AFI) ?)
|
|
|
 |  |  |
|